L’écriture automatique pour organiser ses idées ou libérer les tensions

Photo : lilartsy sur Pexels

Que vous ayez des idées éparpillées ou ordonnées, l’écriture automatique, associée au focus sur une intention et l’écoute des processus mentaux, est un outil formidable pour réaliser divers projets. Voici mon exemple personnel illustré permettant de mettre ses idées en ordre, ou de libérer émotions ou tensions corporelles


L’écriture automatique est un processus qui vise le lâcher-prise total, pour laisser sortir idées, émotions, lapsus ou grossièretés, ainsi que pléthore de coquilles, signes bizarres ou syntaxe absurde. C’est donc un puissant outil de développement personnel, qui s’avère aussi efficace pour mener à bien divers projets

Quel que soit votre mode de fonctionnement, elle peut être bénéfique. Il est sans doute plus facile aux cerveaux éparpillés d’écrire en flux ininterrompu, mais les cerveaux bien organisés, qui sont plus dans le contrôle, gagneront en spontanéité pour libérer ce qui a besoin de l’être

Si on veut travailler sur un sujet spécifique, on peut combiner le principe de l’écriture automatique aux processus suivants 

  • Le focus sur une intention : avant d’écrire, ou lorsqu’une idée surgit en cours d’écriture, on décide
  • L’écoute des divers processus mentaux : prise de conscience, jugement, émotion… On peut les utiliser soit sans y réagir, dans une écriture en lâcher prise, soit en les utilisant pour répondre à notre intention

Voici un exemple sans retouches, et mes commentaires, réalisé en moins de 15 mn, qui a justement donné l’idée d’écrire cet article, en abordant les points qui se présentent successivement

1. Se souvenir d’une idée déjà envolée
2. Trouver le titre à partir d’une idée article
3. Libérer l’émotion sous-jacente et la tension associée


1. Se souvenir d’une idée déjà envolée

J’écris quelques lignes dans le lâcher-prise, et inévitablement j’oublie une idée – étant souvent assaillie de 3 ou 4 en quelques secondes. Je ressens l’intention fugace de vouloir la retrouver, en évitant de la rechercher. Je continue d’écrire dans le lâcher-prise, et en 2 minutes, elle remonte par un jeu d’associations

Un exemple idéal, sans retouche (sauf un nom masqué), d’un cheminement de pensée bien retranscrit, qui procède par le surgissement d’une association d’idée éloignée pour se rapprocher de l’idée oubliée. Le « 18e » désigne le 18e arrondissement de Paris, où se trouve Montmartre

Extrait

Revenir sur les sujets du moment : une vision positive de mon adolescence, et merde, le coup dans le mur m’a fait perdre le fil, funambule et ça lâche, retrouver la mémoire, dans le noir, pourquoi me vient l’image noire, du Passeur, je crois ?

À Montmartre, le héros de tel écrivain, une sculpture qui semble traverser le mur, et il y a l’allée des Brouillards, et je pense à [Nom d’une entreprise] basé dans le 18e, retour à ma vie professionnelle, et voilà ce que je voulais noter, écrire ici : justement noter sur la fiche cartonnée les contenus mémorables de mes notes automatiques


Ce qui entraîne alors une autre idée : partager cet exemple sur mon blog ! Le « Passeur » est en réalité le Passe-Muraille (place Marcel Aymé, Montmartre), du nom de la nouvelle de Marcel Aymé

Par Daphné Be Frenchie sur Unsplash

2. Trouver le titre à partir d’une idée d’article

Après une petite coupure, je focalise alors mon attention sur un titre à trouver et quelques idées de contenu. Le sujet se complexifie, l’article qui me paraissait clair devient un sac de nœuds, je remets en question l’idée première, et j’arrive dans une sphère personnelle

À noter, je rencontre ici un petit « écueil mental » qui peut se produire : volontairement ou non, je ne note pas une soudaine prise de conscience. Je la réalise, mais continue d’écrire, d’où ma perception à la relecture d’être imprécise. De plus, je souligne des mots, ce qui ralentit un peu le flux, est-ce à éviter ?

Extrait

Utiliser l’écriture automatique et focaliser son attention sur un problème à résoudre, ou une question à traiter : association concentration / décision d’agir et lâcher-prise, et voir ce qui vient. J’ai besoin de trouver un article, non pas l’article, enfin si, j’ai besoin de l’écrire, ça me fout la trouille, mais j’ai surtout besoin d’un titre accrocheur.

Je n’aime pas accrocher, enfin, oui, contradiction, le titre annonce le contenu et surtout, le titre me permet d’écrire l’article. Donc le titre : trouver un article, je veux proposer une solution, partager mon expérience pour résoudre un problème – en 2-3 mn – d’une idée oubliée, ce qui se manifeste souvent chez les HP, les personnalités atypiques, mais pas seulement !!!

Ça peut être utile à tous, évidement. Si j’annonce « personnalité atypique », j’exclue, les gens peuvent le ressentir ainsi, et surtout, aïe, oui ok, je le reconnais, je veux parler de moi dans le titre : c’est mon besoin de reconnaissance qui parle


À ce moment 2 choix se présentent

  • Soit je reste focalisée sur l’article, et j’ai besoin d’une pause, de bouger, pour libérer d’avantage les idées et me remettre au travail, parce que je n’ai toujours pas trouvé le titre : par cette forme d’écriture ou autrement. Dans ce cas précis, le titre sera modifié au fur et à mesure de la rédaction
  • Soit je continue d’écrire, ce qui m’amène au point 3

3. Libérer l’émotion sous-jacente et la tension associée

Je continue alors en recherchant pleinement le lâcher-prise. Le besoin débusqué rentre en résonance avec mon schéma mental, que j’écoute sans m’y attarder : observer en pleine conscience, se juger négativement, faire preuve de bienveillance ou visualiser positivement… Et lorsque les émotions remontent et que le corps se détend, je veille là aussi à le verbaliser

Extrait

C’est légitime, ce besoin de reconnaissance, je commence par me reconnaître moi-même et la communication, communiquer qui je suis, sera de plus en plus fluide. Et peut-être que je lâcherai de mieux en mieux prise sur le décalage qui existe entre ce que je dis de moi, ce que les gens perçoivent, le jugement disparaîtra, je dirai de moins en moins : « j’aurais voulu dire ça ».

Et mon corps réagit, il se détend, et je suis pleine émotion de gratitude (…). Et voilà, en une page (déjà constaté), j’ai relâché une tension, libéré une émotion


C’est souvent au bout d’une grande page d’écriture de 6 ou 7 minutes que se produit la sensation de détente. C’est alors à ce moment que j’ai envie d’arrêter, mais rien ne vous empêche de continuer : pendant 15 minutes, ou plus ?


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